samedi 6 avril 2024

Calzadilla de los Hermanillos /Mansilla de las Mulas 25 km

 Une bonne nuit dans des draps, debout 6h30 et départ 8h comme d'habitude après un bon petit déjeuner. C'est toujours ce désert devant moi, et personne à l'horizon. je longe une voie ferrée pendant 2h et un seul train de marchandises, il y a une gare lilliputienne mais personne, c'est comme sur ces autoroutes tout neufs avec d'immenses pont, où personne ne circule et qui doublent des nationales. Je crois qu'ils ont bien profité de l'Europe. Il y a quelques cigognes et pas mal de maïs qui n'a pas été récolté à cause de la pluie parait il, je vois un gros tas de betteraves comme chez moi, c'est rare, sans doute pour le bétail, il y a beaucoup de petits ruisseaux et de l'irrigation, je fait ma pause déjeuner à midi, je suis en plein désert, personne pas de villages.






J'arrive à mon albergue "el jardin del camino" il est 13h30, je suis le premier, mais progressivement des habitués du village arrivent pour le bar. Dans le centre il n'y a personne c'est aussi le désert et tous les commerces fermés. Marie arrive au refuge puis c'est Marie, puis le japonnais de Najera, qui s'installe à coté de moi, "je sais qu'il ronfle"! Nous mangeons sur place, Olivier nous offre une assiette dégustation de jambon Ibérique. Je monte me coucher à 9h, ça ronfle déjà, je fais beaucoup de bruit! 




vendredi 5 avril 2024

Terradillos de los Templarios / Calzadilla de los Hermanillos 28 km

 Beau temps ce matin, je mets le short, et c'est une longue et très longue traversée dans la Meseta, je ne rencontre personne, c'est désertique pendant 10 km, je suis en polo il fait chaud, pas de ravitaillement, heureusement j'ai toujours deux gourdes d'eau. Je dépasse Olivier qui est parti plus tôt, il fait une pause au téléphone, "il a un resto à Bordeaux et gère à distance".



En passant à Sahagun j'ai visité un peu l’église qui est transformée en refuge pèlerin, mais en sortant je vois un car qui débarque une trentaine d'asiatiques avec bâtons, chapeau et petit sac, il partent dans ma direction, je fais tout pour les éviter, à 3 km de là le car est stationné et récupère ceux qui sont fatigués, et ainsi de suite jusqu'à leur futur hôtel je pense. A Calzada del Coto il y a deux itinéraires possible, je choisi celui ou ils ne vont pas, je ne tiens pas à les avoir le soir, "quoi que, ils doivent loger dans des hôtel!"










J'arrive au refuge il est 15h, très bien, propre, draps fournis pour 20€, j'ai un bon lit, la douche fait du bien. Je m'installe ensuite en terrasse, Olivier arrive on prends une bière ensemble, puis ont pars faire un petit tour dans le village, il y a un refuge municipal en donativo et on retrouve d'autre connaissances.




Personne d'autre arrive nous serons deux dans la chambre, c'est cool, on mange sur place, "lentilles, puis sauté de mouton et riz au lait" c'est pas la première fois que j'en ai, mais chez eux le riz baigne dans le lait! On monte se coucher vers 21h.

jeudi 4 avril 2024

Carrion de los Condes / Terradillos de los Templarios 27 km

Départ et traversée de la ville, rien de particulier, c'est très calme, on rencontre personne.





Ce ne sera que du plat pour cette journée et du beau temps enfin, ni vent ni pluie. Le chemin est monotone à part quelques pèlerins.




J'arrive vers 13H, l'étape dans le refuge Jacques de Molay est chaleureuse je prends un petit repas "saumon salade" j'en profite pour donner mon linge à laver et ça séchera au soleil.






Je retrouve Olivier, son épouse est repartie, il me fait déguster du saucisson de chez lui qu'elle lui a rapporté. 

On passe ensuite une belle soirée animée avec de nombreux Pèlerins. Les Italiens qui étaient bruyant au repas le sont également la nuit à ronfler. 

mercredi 3 avril 2024

Fromista / Carion de los Condes 21 km

Départ 8h  comme d'habitude je suis le dernier pour partir, dès le début je rencontre une parisienne qui est perdue, je la remets sur la route et marche avec elle une heure. La route est assez monotone, c'est une piste aménagée pour les marcheurs en bordure d'une route peu passante. "Il n'est pas rare même en pleine nature de rencontrer des Espagnol de tous ages qui marchent seul et on ne sait pas où ils vont". 



Les paysages sont toujours identiques, de grands plateaux en culture sur de grandes étendues. A un moment je m’aperçois que j'ai perdu mes lunettes de vue qui sont dans un étui bleu clair en plastique rigide, elles ont dues glisser de ma poche de coupe vent, j'ai une suée froide et fait demi tour. Au bout d'un moment je vois au loin un pèlerin avec quelque chose dans la main, il les a ramassées, dans leur étui elles étaient bien visibles dans l'herbe, je suis sauvé. J'arrive au refuge Santa Clara il est 13h30, je croise Marie, la dame de Bagnères, elle cherchait un logement et je lui propose de partager ma chambre, puis nous partons manger dans un bon resto en face église, c'est très bien, "soupe à l'ail, rôti de veau, crème brûlée", Dans l'après midi, courses pour demain et ce soir, mais on a pas trop faim, je visite un peu la ville et rencontre à nouveau notre ami Olivier et sa famille. Ce soir on se fait juste une soupe avant d'aller se coucher.





mardi 2 avril 2024

Castrojeriz / Fromista 26 Km

Très bien aussi le petit déjeuner, départ 8h sans vent ni pluie mais une très belle cote à 12%  au bout de 1km pour atteindre le plateau à 900m et pour descendre c'est 12% bonjour les tendons! Petit café en route où je retrouve mes deux couples de Lyonnais, la route est plus calme et à midi je mange avec des restes de provisions de mon sac. On a une jolie vue sur la suite de la Meseta je traverse un pont médiéval et entre dans la province de Palencia, la piste serpente entre les cultures de ce grenier à céréales d'Espagne. 






La pluie arrive de nouveaux, je presse le pas il me reste 4km. Je longe ensuite le canal de Castille et ses écluses avant d'entrer à Fromista pour trouver ma réservation et là il me dis être fermé, je vais au plus près et c'est vraiment pas terrible, mais j'ai un toit. Le soir très bon repas dans un restau voisin, je retrouve un Bordelais, Olivier avec qui j'avais sympathisé, son épouse l'a rejoint pour deux jours avec leur fils, le frère de ce monsieur est également là, il est prêtre et organise la messe des pèlerins dans l'église voisine.






La nuit est difficile, au sol c'est du parquet qui grince avec les allez venues de tous, vers 11h voyant que je ne dors pas je prends somnifère.

lundi 1 avril 2024

Hornillos del Camino / Castrojeriz 20Km

 Nuit tranquille, ça fait du bien d’être seul et avec un lit confortable et un bon chauffage. Le petit déjeuner est très copieux, on le prépare soit même, mais tout y est, café pain fromage chorizo etc.. je fait même un peu de provisions pour le midi et tout était compris avec la chambre pour 20€.

Je traine un peu plus et départ à 8h15, tout est bien sec dans mes vêtements et chaussures.





Toujours du vent il fait 3° mais avec quelques apparition du soleil. Ce sont des plateaux arides avec des vallons cultivés et quelques ruisseaux. Vers 11h je m’arrête et commande une soupe, ça fait vraiment du bien. Je presse le pas car pour le moment il ne pleut pas, sauf quelques gouttes dispersées. 


Vestiges du couvent San Anton

J'arrive au refuge il est 13h30, c'est très spartiate, ça change d'hier. Je pars visiter, on dirait un ville fantôme, je ne croise personne, il y a une église avec vidéo sur le chemin. Il n'y a aucun commerce, je n'arrive même pas à trouver pour boire un coup. Je rentre le repas est à 18h30, d'autres sont arrivés nous serons 5. Par contre un très bon repas copieux, cuisses de poulet énormes à la rôtissoire, excellent, avec salade de pâtes, crème aux œufs et vin à volonté. 







dimanche 31 mars 2024

Burgos / Hornillos del Camino 20 Km

 Départ 8h et déjà du crachin, puis de la pluie et de la boue, on attaque la "Meseta" c'est un plateau entre 700 et 1000 m d'altitude et qui va durer près de 200 Km en été et même au printemps il y fait très chaud et en hiver un vent glacial vient balayer ce plateau, voilà le décor avec en vue la Sierra sur la droite qui a pris encore un peu de neige cette nuit. Quant au chemin, je laisse deviner, il se transforme très vite en champ de boue impraticable, il faut faire soit le funambule avec les bâtons en marchant sur les bords, soit passer carrément dans les cultures. Mon coupe vent prends est percé mais impossible de mettre la cape à cause du vent, mes chaussures sont étanches, mais l'eau qui glisse de mon pantalon prends leur direction intérieure, il faudrait des guêtres. J'ai hâte d'arriver, je baisse la tète et fait attention de ne pas glisser. 




J'arrive au refuge,"la casa del abuelo" ça dégouline de partout, la dame me donne du papier journal pour éponger l'intérieur des chaussures. Heureusement j'ai une chambre pour 6 mais je serai seul, je prends mes aises et mets tout ça à sécher et mange, il est 14h.  

A 19h je pars manger à coté et rencontre 2 couples de français qui logent dans le mème refuge que moi mais en chambre double, en rentrant ils me proposent une tisane on échange un peu jusque 21h, mais en montant me coucher je récupère mes chaussures qui sont dans l'entrée pour les mettre sur radiateur.