Le car est à l'heure, il est confortable, télévision en espagnol bien sûr et j'ai de la place pour les jambes. Le voyage est vraiment bien organisé, avec les changements de chauffeurs et la pause à midi pour le repas. Je suis avec Marie qui rentre aussi, on arrive à Irun à l'heure à 21h, On prends une chambre ensemble et on mange sur place. A 9h départ direction Hendaye avec le train, à Bayonne je descends, Marie reste dans le train pour descendre à Tarbes. A Bayonne j'ai 1h30 d'attente pour Saint-Jean-Pied-de-Port, je pars aux halles faire quelques achats et sandwichs. A 12h30 j'ai mon train et arrive à SJPP à 13H30, et retrouve ma voiture, il me reste 5h de route pour Valras j'arrive à 19h30 et pars manger en ville.
Pierre BOËZ
mardi 23 avril 2024
Santiago / Irun / Saint-Jean-Pied-de-Port
lundi 22 avril 2024
Santiago
Hier soir en arrivant et comme j'avais du wifi, j'ai navigué sur internet et vu qu'il y avait une compagnie de cars Alsa qui faisait régulièrement le trajet Santiago/Irun au départ de la gare. Ce matin je retourne donc à la gare et trouve une place départ pour 9h et arrivée 21h. Me voilà rassuré. Nouvelle visite de Santiago, il y a plus de 45 églises, 114 clochers, 288 autels, sans compter les confréries et les palais, et toujours des pèlerins qui arrivent.
Comme convenu je retrouve Marie qui arrive à midi, elle a une énorme entorse, je ne sais pas comment elle fait pour encore marcher. On mange ensemble, elle dépose son sac au refuge, retour dans le centre et on traîne un peu pour les achats cadeaux et souvenirs. On retrouve d'autre connaissances, on mange ensemble et on rentre il est 21h.
dimanche 21 avril 2024
Fisterra / Santiago
Je rentre donc sur Santiago, et prends possession d'une chambre individuelle pour deux jours, au séminaire Menor de Belvis, je laisse mon sac pars pour visiter la cathédrale et le musé, c'est plus fort que ce à quoi je m'attendais, ça me prends plus de 4 heures, malheureusement je ne peux assister à la messe des pèlerins, c'est complet et de toute façon ce que je voulais voir "le botafumeiro" l'encensoir géant est tombé, il y a eu un accident et c'est stop pour le moment.
Je mange sur une petite place à côté, il fait très beau, il y a toujours des pèlerins qui arrivent et on voit l'émotion sur leur visages. En fin d'après midi je pars pour la gare pour organiser le retour, mais les trains sont complets, il faut attendre Mardi un train pour Madrid, c'est compliqué. Je repars en ville pour le repas du soir et arpente la ville et ses petites ruelles remplies de magasins de souvenirs, de restaurants et de pèlerins. Je retrouve la dame avec son bébé, il semble me reconnaître.
samedi 20 avril 2024
Lavacolla / Santiago 10 km
Ultime étape et derniers instants au calme, c'est incroyable c'est le dernier jour de mon "aventure" j'ai un peu de mal à réaliser, je démarre à 8h comme toujours, il fait frais, mais comme je pousse un peu j'enlève vite la polaire. Dernières foulées dans la forêt et on entends vite le bruit des réacteurs des avions, je longe les pistes de l'aéroport. J'arrive rapidement sur une vue de Santiago, je longe des dizaines de refuges pèlerins, c'est énorme, ce sont d'immenses terrains remplis de bungalows.
L'arrivée sur Santiago se fait par la ville neuve, on doit tout traverser avant d'arriver sur la partie ancienne et tout le quartier de la cathédrale. Je commence à apercevoir les tours et le but de mon chemin, l'émotion est là. Je rentre dans les petites rues piétonnes et j'arrive sur la place principale devant la cathédrale, les larmes sont là j'ai tenu la promesse que je m'étais faite après mon opération du genoux. Quelques photos et embrassades avec des pèlerins rencontrés presque tous les jours depuis un mois. Maintenant qu'est ce que je fais? Je suis un peu désorienté, plus rien à calculer pour la route, rien à anticiper, je suis au bout de mon périple, j'ai une impression de vide. Je pars chercher ma crédentiale au bureau des pèlerins.
Puis je vais à la gare pour prendre un bus pour Fisterra, j'arrive à 15h, trouve à me loger et pars visiter. Ici c'est le port, la plage, les restaurants et bars, j'en ai vite fait le tour, pour aller à Muxia c'est compliqué en bus demain c'est dimanche. Je m'ennuie un peu, peut-être la nostalgie du chemin, et pense déjà au retour sur Santiago pour visiter la cathédrale et la ville et où je retrouverai Marie qui devrait arriver.
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| Percebes "pousse-pieds" |
vendredi 19 avril 2024
Arzua / Lavacolla 29 km
Normalement, c'est ma dernière grosse distance. De très nombreux et jolis hameaux traversés, environ tout les 5 km. De très jolies fleurs partout, des arbres rosiers magnifiques et plein de jardins avec des arums, ça sent très bon partout, et il y a toujours ces petits ruisseaux et ponts. Les forets sont longues à traverser, l’eucalyptus domine, au début c'est agréable, mais à force cette odeur me prends la tète, c'est enivrant.
J'arrive à Lavacolla " le nom vient du lieu où les pèlerins se lavaient (lava colla: littéralement lave queue) ainsi que leurs vêtements afin d’être beau pour honorer St Jacques". J'avais peur pour trouver un refuge, à cause des tourigrinos "que je ne vois plus d'ailleurs depuis deux jours, il ont dû prendre un bus" mais au bout du 2éme, j'ai de la place. Il fait très chaud il y a un grand jardin avec des chaises longues et beaucoup se reposent. Aussitôt installé je pars à la recherche pour le repas du soir, il y a un bar et brasserie, en attendant je m'installe avec une bonne bière. Je retourne à la chambrée où nous sommes une bonne trentaine et il y en a qui dorment déjà. Après avoir étudié mon parcours pour demain, je repars manger. Au retour pour la nuit, il y en a un qui ronfle, c'est affreux, je crois qu'il va mourir étouffé. Au bout d'un moment certains se lèvent pour le réveiller et le virer, ils lui parle ça se calme!
jeudi 18 avril 2024
Palas de Rei / Arzua 30 km
Beau soleil ce matin, le parcours est constitué de chemins creux entrecoupés de ponts en dos d’âne, ils n'y a que de la forêt,souvent des châtaigniers et des chênes énormes ainsi qu'une espèce que je ne pensais pas découvrir ici, des eucalyptus avec des feuilles allongées, ça dégage une odeur particulière.
A 10 h je suis à Melide et passe devant un restaurant très réputé dont la spécialité est le poulpe, je ne peux pas laisser passer ça, je demande une table, il me servent, c'est un délice. Malgré le repas, je marche à un bon rythme, pour la digestion, je bénis mes chaussures vraiment très confortables, aucun problème aux pieds depuis le départ. Je commence à penser au retour, et je pense que je vais attendre Marie qui a une journée de retard sur moi, mais qui a quelques filons pour la gestion du retour car elle l'a déjà fait. pendant ce temps j'irai à Fistérra commune de cap Finistère, la fin des terres,le bout du monde pour les pèlerins là où le soleil se couche et où ils brûlaient leurs vêtements. J'arrive à Arzua il est 15h je trouve à me loger et à faire je pense ma dernière lessive dans le lavabo du refuge. Il y a peu de monde pour le moment, je pars visiter cette petite ville où la nationale devient la rue principale. Je me pose en terrasse en prenant l'apéro local le Pacharàn "prunelles avec de l'alcool anisé" j'aime beaucoup. Je m'attable plus tard toujours en terrasse pour manger," croquettes de mérou, puis bacalhau, et un très bon gâteau au fromage.
mercredi 17 avril 2024
Portomarin / Palas de Rei 25 km
J'ai mis mon réveil à 6h30, je mets de temps à autre la lumière de mon tel dans la figure de ceux d'hier qui dorment encore et secoue bien mon lit pour celui du dessus ça les réveillent. Départ 8h dernières vue sur le plan d'eau de retenue, il y a une grosse côte à monter puis c'est bois, prairies et hameaux isolés, beaucoup de calvaires de granit. Je retrouve la foule des tourigrinos, qui étaient partis beaucoup plus tôt, certains commencent à avoir des problèmes aux pieds, ils vont bientôt marcher sur les mains.
A midi je me fait accrocher gentiment par des Français qui proposent un donativo boissons, café, gâteau, en réalité une congrégation protestante qui racole, je demande si je peux manger ce que j'ai dans mon sac, c'est sans problème mais ils ne me lâchent pas chacun leur tour, je fait semblant de les écouter, je suis assis et au frais, dehors il fait très chaud. Une demie heure après je redémarre, je retrouve en chemin les taïwanaises de San Martin et mon Japonnais ronfleur de Najera.
J'arrive à Palas de Rei vers 15h, je trouve un logement, "A Casina di Marcello" un peu plus cher mais certainement plus tranquille, mon linge sèche au grand air, je pars en ville me ravitailler. Le patron du refuge m'envoie un sms me disant que nous sommes plusieurs et qu'il peut nous faire à manger, j'accepte. Soirée sympa m'ai je suis le seul Français et dois faire beaucoup d'efforts pour parler avec eux. Il sont tous admiratifs de savoir que c'est ma 4éme semaine eux qui marchent depuis deux jours. Soirée pâtes bolo et gros plat de crudités et flamby en dessert. Le chef m'avait dit être Italien et bon cuisinier"bof". Le dortoir est bien, il allume le feu à pellets, il fait chaud et on est au calme.















































