mardi 9 avril 2024

San Martin del Camino / Astorga 27 km

 Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, repas très copieux hier soir, paella de pâtes avec légumes, salade, cuisse de poulet, crème dessert et vin à volonté et bonne ambiance avec les Chinoises. Ce matin jambon, café,confiture, miel, bananes yaourt etc...... je fais même un peu de provisions pour la route car les filles ne mangent pas grand chose. 

Il a gelé ce matin, la voiture des propriétaires est bien givrée, c'est pour ça que cette nuit j'avais un peu froid, notamment avec le chauffage coupé. Le soleil se lève, il ne pleut pas et le ciel est bleu. Au bout de 5 km je mets le short même si il fait encore frais et j'enlève le coupe vent pour ne pas trop transpirer.









Chocolat à Astorga

On voit de loin les montagnes avec la neige, je traverse des forêts de résineux. Les pistes sont larges mais très longues avec de beaux dénivelés. J'arrive à Astorga il est 14h avec un peu de mal aux épaules. Je visite la cathédrale et quelques églises, je ne visite pas le palais épiscopal de Gaudi, il fait un beau soleil, j'ai lavé mon linge, il sèche dehors. J'ai fait des courses pour manger au refuge Astorga est réputée pour ses chocolats. J'ai une chambre pour deux avec Marie qui vient d'arriver. Depuis Burgos c'est la Meseta et on est passé sur un plateau qui s'appelle le Paramo, sorte de plateforme à plus de 800m entre deux fleuves, le Paramo est le synonyme de desert  j'ai hâte que ça se termine.

lundi 8 avril 2024

Léon / San Martin del Camino 25 km

A peine parti il se mets à pleuvoir plus du vent de face et la sortie de Léon est longue, zone industrielles, ronds points etc...



J’aperçois une pèlerine sortir de cet hôtel 5 étoiles



J'ai les mains gelées, en voulant prendre une barre de céréales je m’accroche à la fermeture éclair de ma poche et comme j'ai les mains gelées et fragile, ça saigne abondamment, j'ai du mal à arrêter le sang, je me mets à un abri bus, un pèlerin m'aide pour trouver un pansement dans mon sac car il est sous mon poncho. Je fini peu après par trouver un bar et y faire une pause à l'abri, la dame me donne des pansements. Marie arrive on mange un peu, tortilla et café. 





Je repars péniblement, toujours bousculé par le vent, je n'irai pas jusqu'au bout et m’arrête découragé à San Martin à l'albergue Vieira qui est sur mon chemin. Un couloir sépare les hommes des femmes, il y a deux chinoises à côté. Normalement on doit laisser les chaussures dans un placard à l'entrée, après les avoir laissées, je les récupère en douce pour les faire sécher sur le radiateur à côté de moi étant donné que je suis seul ça ne se voit pas. Dans beaucoup de refuges, quand on arrive il 'y a pas de chauffage, il le mettent en marche quand on est là, et il se coupe la nuit quand on dort. Ça à pas l'air terrible mai j'ai  commandé à manger pour ce soir et demain matin.

dimanche 7 avril 2024

Mansilla de las Mullas / Léon 19km

 Objectif pour aujourd'hui la cathédrale de Léon, à visiter en début après midi, donc départ un peu rapide vers 8h. De l'eau, de l'eau ce matin, il tombe des cordes, j'ai le poncho dès le départ. Je retrouve Olivier sur le chemin, il vient de se renseigner, la cathédrale ferme à 14h à cause d'un office. De ce fait grosse accélération malgré la pluie et les flaques, j'appuie sur les bâtons, je n'ai jamais marché aussi vite pour aller à l'église, 3h30 pour 19km. Je visite la cathédrale, avec le musée, c'est énorme, du jamais vu. C'est une merveille d'art gothique avec 1800 m2 de vitraux.











Je prends ensuite ma chambre chez le Bénédictines, puis douche et repas avec ce que j'ai dans mon sac, puis petit tour en ville, pour visite et provisions de demain. Il y a du monde, c'est la fiesta, on est dimanche les bars et terrasses des petites places sont remplis il y a de l'ambiance. Léon est une ville à priori riche,ou du moins qui vit bien et on s'y sent bien, on y retrouve les mêmes enseignes qu'en France. Soirée paella avec Marie et Olivier qui change son programme, je ne le verrai plus, il paye un digestif pour son départ, je vais ronfler à mon tour, mais cette nuit il y aura un championnat du monde, c'est l'enfer, même en faisant du bruit ils ne se réveillent pas.  




samedi 6 avril 2024

Calzadilla de los Hermanillos /Mansilla de las Mulas 25 km

 Une bonne nuit dans des draps, debout 6h30 et départ 8h comme d'habitude après un bon petit déjeuner. C'est toujours ce désert devant moi, et personne à l'horizon. je longe une voie ferrée pendant 2h et un seul train de marchandises, il y a une gare lilliputienne mais personne, c'est comme sur ces autoroutes tout neufs avec d'immenses pont, où personne ne circule et qui doublent des nationales. Je crois qu'ils ont bien profité de l'Europe. Il y a quelques cigognes et pas mal de maïs qui n'a pas été récolté à cause de la pluie parait il, je vois un gros tas de betteraves comme chez moi, c'est rare, sans doute pour le bétail, il y a beaucoup de petits ruisseaux et de l'irrigation, je fait ma pause déjeuner à midi, je suis en plein désert, personne pas de villages.






J'arrive à mon albergue "el jardin del camino" il est 13h30, je suis le premier, mais progressivement des habitués du village arrivent pour le bar. Dans le centre il n'y a personne c'est aussi le désert et tous les commerces fermés. Marie arrive au refuge puis c'est Marie, puis le japonnais de Najera, qui s'installe à coté de moi, "je sais qu'il ronfle"! Nous mangeons sur place, Olivier nous offre une assiette dégustation de jambon Ibérique. Je monte me coucher à 9h, ça ronfle déjà, je fais beaucoup de bruit! 




vendredi 5 avril 2024

Terradillos de los Templarios / Calzadilla de los Hermanillos 28 km

 Beau temps ce matin, je mets le short, et c'est une longue et très longue traversée dans la Meseta, je ne rencontre personne, c'est désertique pendant 10 km, je suis en polo il fait chaud, pas de ravitaillement, heureusement j'ai toujours deux gourdes d'eau. Je dépasse Olivier qui est parti plus tôt, il fait une pause au téléphone, "il a un resto à Bordeaux et gère à distance".



En passant à Sahagun j'ai visité un peu l’église qui est transformée en refuge pèlerin, mais en sortant je vois un car qui débarque une trentaine d'asiatiques avec bâtons, chapeau et petit sac, il partent dans ma direction, je fais tout pour les éviter, à 3 km de là le car est stationné et récupère ceux qui sont fatigués, et ainsi de suite jusqu'à leur futur hôtel je pense. A Calzada del Coto il y a deux itinéraires possible, je choisi celui ou ils ne vont pas, je ne tiens pas à les avoir le soir, "quoi que, ils doivent loger dans des hôtel!"










J'arrive au refuge il est 15h, très bien, propre, draps fournis pour 20€, j'ai un bon lit, la douche fait du bien. Je m'installe ensuite en terrasse, Olivier arrive on prends une bière ensemble, puis ont pars faire un petit tour dans le village, il y a un refuge municipal en donativo et on retrouve d'autre connaissances.




Personne d'autre arrive nous serons deux dans la chambre, c'est cool, on mange sur place, "lentilles, puis sauté de mouton et riz au lait" c'est pas la première fois que j'en ai, mais chez eux le riz baigne dans le lait! On monte se coucher vers 21h.

jeudi 4 avril 2024

Carrion de los Condes / Terradillos de los Templarios 27 km

Départ et traversée de la ville, rien de particulier, c'est très calme, on rencontre personne.





Ce ne sera que du plat pour cette journée et du beau temps enfin, ni vent ni pluie. Le chemin est monotone à part quelques pèlerins.




J'arrive vers 13H, l'étape dans le refuge Jacques de Molay est chaleureuse je prends un petit repas "saumon salade" j'en profite pour donner mon linge à laver et ça séchera au soleil.






Je retrouve Olivier, son épouse est repartie, il me fait déguster du saucisson de chez lui qu'elle lui a rapporté. 

On passe ensuite une belle soirée animée avec de nombreux Pèlerins. Les Italiens qui étaient bruyant au repas le sont également la nuit à ronfler.