vendredi 19 avril 2024

Arzua / Lavacolla 29 km

 Normalement, c'est ma dernière grosse distance. De très nombreux et jolis hameaux traversés, environ tout les 5 km. De très jolies fleurs partout, des arbres rosiers magnifiques et plein de jardins avec des arums, ça sent très bon partout, et il y a toujours ces petits ruisseaux et ponts. Les forets sont longues à traverser, l’eucalyptus domine, au début c'est agréable, mais à force cette odeur me prends la tète, c'est enivrant. 



J'arrive à Lavacolla " le nom vient du lieu où les pèlerins se lavaient (lava colla: littéralement lave queue) ainsi que leurs vêtements afin d’être beau pour honorer St Jacques". J'avais peur pour trouver un refuge, à cause des tourigrinos "que je ne vois plus d'ailleurs depuis deux jours, il ont dû prendre un bus" mais au bout du 2éme, j'ai de la place. Il fait très chaud il y a un grand jardin avec des chaises longues et beaucoup se reposent. Aussitôt installé je pars à la recherche pour le repas du soir, il y a un bar et brasserie, en attendant je m'installe avec une bonne bière. Je retourne à la chambrée où nous sommes une bonne trentaine et il y en a qui dorment déjà. Après avoir étudié mon parcours pour demain, je repars manger. Au retour pour la nuit, il y en a un qui ronfle, c'est affreux, je crois qu'il va mourir étouffé. Au bout d'un moment certains se lèvent pour le réveiller et le virer, ils lui parle ça se calme! 




jeudi 18 avril 2024

Palas de Rei / Arzua 30 km

 Beau soleil ce matin, le parcours est constitué de chemins creux entrecoupés de ponts en dos d’âne, ils n'y a que de la forêt,souvent des châtaigniers et des chênes énormes ainsi qu'une espèce que je ne pensais pas découvrir ici, des eucalyptus avec des feuilles allongées, ça dégage une odeur particulière. 







A 10 h je suis à Melide et passe devant un restaurant très réputé dont la spécialité est le poulpe, je ne peux pas laisser passer ça, je demande une table, il me servent, c'est un délice. Malgré le repas, je marche à un bon rythme, pour la digestion, je bénis mes chaussures vraiment très confortables, aucun problème aux pieds depuis le départ. Je commence à penser au retour, et je pense que je vais attendre Marie qui a une journée de retard sur moi, mais qui a quelques filons pour la gestion du retour car elle l'a déjà fait. pendant ce temps j'irai à Fistérra commune de cap Finistère, la fin des terres,le bout du monde pour les pèlerins là où le soleil se couche et où ils brûlaient leurs vêtements. J'arrive à Arzua il est 15h je trouve à me loger et à faire je pense ma dernière lessive dans le lavabo du refuge. Il y a peu de monde pour le moment, je pars visiter cette petite ville où la nationale devient la rue principale. Je me pose en terrasse en prenant l'apéro local le Pacharàn "prunelles avec de l'alcool anisé" j'aime beaucoup. Je m'attable plus tard toujours en terrasse pour manger," croquettes de mérou, puis bacalhau, et un très bon gâteau au fromage.






mercredi 17 avril 2024

Portomarin / Palas de Rei 25 km

J'ai mis mon réveil à 6h30, je mets de temps à autre la lumière de mon tel dans la figure de ceux d'hier qui dorment encore et secoue bien mon lit pour celui du dessus ça les réveillent. Départ 8h dernières vue sur le plan d'eau de retenue, il y a une grosse côte à monter puis c'est bois, prairies et hameaux isolés, beaucoup de calvaires de granit. Je retrouve la foule des tourigrinos, qui étaient partis beaucoup plus tôt, certains commencent à avoir des problèmes aux pieds, ils vont bientôt marcher sur les mains. 


A midi je me fait accrocher gentiment par des Français qui proposent un donativo boissons, café, gâteau, en réalité une congrégation protestante qui racole, je demande si je peux manger ce que j'ai dans mon sac, c'est sans problème mais ils ne me lâchent pas chacun leur tour, je fait semblant de les écouter, je suis assis et au frais, dehors il fait très chaud. Une demie heure après je redémarre, je retrouve en chemin les taïwanaises de San Martin et mon Japonnais ronfleur de Najera. 



J'arrive à Palas de Rei vers 15h, je trouve un logement, "A Casina di Marcello" un peu plus cher mais certainement plus tranquille, mon linge sèche au grand air, je pars en ville me ravitailler. Le patron du refuge m'envoie un sms me disant que nous sommes plusieurs et qu'il peut nous faire à manger, j'accepte. Soirée sympa m'ai je suis le seul Français et dois faire beaucoup d'efforts pour parler avec eux. Il sont tous admiratifs de savoir que c'est ma 4éme semaine eux qui marchent depuis deux jours. Soirée pâtes bolo et gros plat de crudités et flamby en dessert. Le chef m'avait dit être Italien et bon cuisinier"bof". Le dortoir est bien, il allume le feu à pellets, il fait chaud et on est au calme.

mardi 16 avril 2024

Sarria / Portomarin 23 km

 Quand je suis renté du restaurant les deux Françaises que j'avais rencontré avaient cuisiné pour demain midi et elle me font une part. Il y a cafetière et café à disposition et ce matin je prépare le café pour tout le monde. Mon départ est à 8h, et là surprise, c'est plein de pèlerins, que je n'avais jamais rencontré, je ne sais pas de où ils arrivent, ils ont des sacs à dos minuscules et des basquettes, ils font plein de photos. Il y a de belles traversées de forêts de châtaigniers et pins avec des chemins relativement faciles, je passe la borne des 100 km qui restent à faire et je comprends cet afflux de pèlerins sur le chemin, car pour avoir la Compostella il faut avoir fait au moins 100 km avant d'arriver à Santiago et faire tamponner sa Crédenciale deux fois par jour, il y a donc des tampons partout sur le chemin et à chaque bar ou ravitaillement, et pour les Espagnols, c'est valorisant pour un c v . 






J'arrive à Portomarin et avec du mal pour trouver un logement à cause de ces touristes. Il y a dans les halls d'entrées des refuges plein de sacs à dos qui ont été transportés en camionnette pour ces personnes qui ne portent rien. Je trouve quand même un dortoir de 130 places, c'est immense mais très propre. Je me débrouille pour ne pas avoir un lit en hauteur, il est 14h30 j'ai le temps de laver un peu mon linge. Je pars visiter et repérer pour manger ce soir. Après être rentré pour préparer mon lit, je pars manger vers 19h c'est toujours le menu du pèlerin, je suis seul à une table de 4 et la dame de la veille à Sarria arrive avec son bébé, il n'y a pas de place pour elle, je lui propose ma table, elle vient de Aix la Chapelle et marche depuis 4 semaines avec sa fille de 7 mois qu'elle nourrit, elle a une poussette tout terrain, mais je crois qu'elle utilise parfois des pistes pour vélos car il y a des endroits où je ne comprends pas comment elle aurait fait. On passe une bonne soirée ensemble, je garde même le bébé pendant qu'elle s'absente. Je rentre avant la fermeture du dortoir qui est à 22h, mais les touristes arrivent 5 minutes avant la fermeture et commencent seulement à déballer leurs affaires et faire les lits, c'est très bruyant à côté de moi et au dessus. J'aurai ma vengeance demain matin.






lundi 15 avril 2024

Col del Alto do Poio / Sarria 31 km

 Hier soir après inspection de mon lit et matelas à la lampe torche, je me suis couché habillé. Au moment de payer, pas de tarjeta, elle est en panne! donc je paye en liquide et n'ai plus rien, le prochain distributeur est à 30 km. Je démarre il est 8h20 on ne voit pas la vallée, on est au-dessus d'un gros nuage qui bouche la vue, on dirai un volcan, on est à 1400 m. 






Il fait frais 7°, je marche bien, même très bien. Le soleil se lève dans mon dos, c'est agréable; Je mange vite fait à midi avec mes provisions, et reprends la route aussitôt, il y a de jolis petits villages à traverser mais ils sont désertiques, que des fermes et des vaches en pâture. Les chemins sont parfois difficiles avec des éboulis rocheux assez gros et toujours de l'eau qui coule de partout. Après Triacastella il reste un col, puis c'est la descente vers Sarria. 


Horréos grenier à grains souvent maïs

Arbre de 800 ans





J'arrive à Sarria il est 15h30, je trouve l'albergue Barullo, le gérant parle bien le Français il m'indique un distributeur de banque et un restaurant pour ce soir. Le dortoir est très propre, ça change d'hier, il y a même un robot aspirateur qui fonctionne. Après ma promenade en ville j'arrive au restaurant, je suis un des premiers, puis progressivement ça se rempli, il y a que des hommes au bar, c'est très bruyant, puis quelques familles par la suite, les plats sont trop copieux je les fini à moitié, brocolis en entrée et côtes grillées frites. En partant je remarque une dame avec un bébé, je rentre il est 20h.

dimanche 14 avril 2024

La Portela de Valcarse / Col de l'Alto do Poio 22 km

 Départ surprise, il n'y a pas de petit dej, personne n'est présent. Hier j'avais vu avant d'arriver au refuge, un hôtel avec une station essence, je repars sur mes pas pour y trouver café etc...Je reprends ma route vers 8h, il y a une petite côte pas méchante pendant 5 km, il y a de très belles vue sur la vallée avec des de grands espaces colorés. 





A partir de Ruitelàn ça grimpe nettement plus de 630 on passe à 915 puis brutalement à 1400m. C'est fatiguant mais j'encaisse bien, il y a une buvette, chose rare je prends un coca, ça donne du tonus parait-il! Il y a des taxi et des mini bus près de ce café qui récupèrent les plus courageux pour leurs éviter la plus grosse côte avant d'arriver à O Cebreiro. C'est un lieu très joli et bourré de touristes venus en visite en bus ou voitures. Il y a beaucoup de magasins de souvenirs et des buvettes et restaurants. Je ne m'y attarde par, c'est trop bruyant, je suis en Galice. 





Je continue pour trouver où m'installer pour manger, je trouve vers 13h une belle terrasse avec épicerie, j'y attends Marie mais elle tarde et je redémarre me donnant l'objectif d'arriver vers 14h, mais je fais encore une erreur de route pendant 4 km, je fais demi-tour, retrouve ma route et arrive à Alto do Poio, il y a une auberge, je m'arrête, plus envie de continuer à cause de mon erreur. C'est vraiment moche mais j'ai un toit, c'est très humide et sale, les cloisons de douche sont cassées, il y a à peine de l'eau chaude, le siphon du lavabo est cassé, l'eau coule par terre, les barres de lit sont moisies, plein de mouches au sol, sans doute de l'année dernière.

samedi 13 avril 2024

Cacabellos / La portela de Valcarce 23 km

 Encore quelques douleurs suite à cette descente infernale mais ça devrait aller. Au bout de 5 km je m’aperçois que j'ai fait une erreur d'itinéraire, je fais 3 km en trop et rejoint un couple que j'avais doublé dès le départ. Il ont vu que je me perdais, ont crié mais avec le vent je n'ai rien entendu. Le chemin est bordé de lilas bleus et blancs, ça sent très bon, plus loin des chèvrefeuilles qu'elle odeur! Il y a aussi plein de vignes, les pieds sont énormes, je retrouve plus loin d'autres personnes que j'avais également doublé, ça me fait rager. 









La campagne est belle, plein de rivière et petits ponts à traverser, mon rythme est bon, je n'ai plus de douleurs, mais vers 14h30 je souhaite m'arrêter à cause de la chaleur, il fait 30°. Je loge dans un refuge, près de la grand route, un ancien hôtel je pense. Marie arrive un peu plus tard alors que j'étais au bar en terrasse, de ce fait elle arrête aussi. Nous partageons une chambre, elle me fait voir des boutons, elle à été piquée par des punaises de lit. On profite qu'il y a lave linge et sèche linge pour faire une lessive commune. On mange sur place, c'est très copieux, après des tripes avec pois chiches en entrée, j'ai un steak frite, ça va j'aurai de l'énergie pour demain, il y a le O Cébreiro à gravir à 1400m "le dénivelé est de 1000m"  pour entrer en Galice.